Six morts dans des violences à Coyah: la société civile demande des comptes aux autorités

La ville de Coyah a vibré ce mardi 12 mai au rythme de violentes et sanglantes manifestations de rue. Les populations qui manifestaient contre l’érection d’un barrage à l’entrée de la ville, dans le cadre de l’application de l’État d’urgence, ont été sévèrement réprimées par les forces de l’ordre.

Selon nos sources, il y aurait eu au moins six morts, plusieurs blessés et de nombreux dégâts matériels. Une situation qui ne laisse indifférents des acteurs de la société civile guinéenne.

Pour Dorah Aboubacar Koita, activiste et Président de « Jeunesse CEDEAO Guinée », il s’agit de violences d’une extrême barbarie.

« Tout d’abord, je m’incline pieusement sur la mémoire respective de toutes les victimes de ces violences barbares survenues aujourd’hui à COYAH.
Ces actes constituent un recul grave pour l’État de droit que nous ambitionnons pour notre pays »
a t-il lancé.

Dorah Aboubacar Koita ajoute plus loin que « rien ne peut justifier cette déshumanisation du maintien d’ordre ainsi que la banalisation de l’autorité de l’État dans notre pays. Nous exigeons la lumière, toute la lumière sur ces événements d’une autre époque et qui relèvent d’une extrême barbarie ».

Pour sa part, Dansa Kourouma, président du conseil national des organisations de la société civile Guinéenne (CNOSCG), le Ministre de la sécurité doit rendre des comptes.

« Les forces de l’ordre ont prouvé leur ignorance face aux valeurs républicaines. Six (06) jeunes âmes arrachées arbitrairement. Le barrage de friguiadi était une provocation, une mesure impertinente et donc une provocation. À chaque expression de colère populaire on oppose une répression disproportionnée. Le ministre de la sécurité doit rendre des comptes. »

La levée du barrage a finalement été obtenue mais énormément de sang a coulé.

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