Syli national de Guinée: Issiaga Sylla, le symbole d’une renaissance collective !

Le 14 novembre dernier, alors qu’il s’apprêtait à fêter sa 51ème sélection chez les A avec le Syli, le toulousain de 25 ans devrait également se tenir prêt à faire face à l’une des plus dures épreuves de sa vie. Présent dans le premier onze de Didier Six en match officiel pour affronter les talentueux aigles du Mali à Bamako, Issiaga Sylla avait rendu une copie propre sur le pré, avant d’apprendre le décès de son père au soir du nul 1-1 de l’équipe nationale et de montrer la voie trois jours plus tard en ouvrant le score lors de la réception de la Namibie à Conakry.

Passé par le Horoya de Conakry (2010-2012), l’ailier gauche du Toulouse FC (ligue 1 français) est certainement celui qui aura marqué les esprits au cours de ces deux journées FIFA du mois de novembre au sein de la sélection guinéenne. Lui qui a fait ses débuts en équipe première de Guinée en 2011 est devenu au fil des ans et des échéances, un cadre incontesté dans le vestiaire du Syli. Mais que dire d’un joueur au mental exceptionnel, aussi régulier que discipliné tant en club qu’en sélection ?

Issiaga Sylla, le virevoltant latéral gauche du haut de ses 1,80 mètres est sans aucun doute un des pions essentiel du schéma de jeu de Didier Six. Titulaire indiscutable à son poste depuis des années, il incarne à la fois engagement, vitesse et solidité dans son couloir. Cumulant 13 titularisations en 13 journée de ligue 1 depuis le début de la saison avec son club, le natif de Conakry est sur la meilleure lancée de son séjour toulousain. Ses performances en club constituent un atout majeur pour se tailler un tel mental et une si grande expérience au haut niveau professionnel pour celui qui a également connu un passage au Gazelec d’Ajaccio (2015-2016). Ce mental, Sylla s’en ai servi pour résister à la douloureuse disparition de son père biologique. « Au début c’était difficile pour moi, moralement. Mais avec mes coéquipiers, c’était un peu facile. J’étais très abattu moralement. Mais chaque jour, mes amis venaient me consoler dans ma chambre. J’ai aussi vu que nous avons un match à enjeu contre la Namibie, il fallait se donner. J’ai dit au coach que je suis prêt et je peux jouer cette rencontre. Je suis au Syli pour une mission, il faut la poursuivre. Le coach a accepté et il m’a titularisé. Cela m’a donné de la force avant le match car il fallait aussi rendre hommage à mon père », s’est-il confié dans un récent entretien avec Guineefoot. Sa brillante prestation contre la Namibie, couronnée par l’ouverture du score dont il est auteur à la 40’ pour une victoire 2-0 des siens, est perçue comme un symbole au sein de l’effectif relooké peu à peu par Didier Six.

Après la débâcle de la sélection guinéenne à la CAN en Egypte, il y avait besoin de redonner une toute autre image à l’équipe nationale de Guinée. Des problèmes récurrents de primes en retard, aux questions d’égaux, jusqu’aux récentes révélations de corruption et de rançon impliquant certains responsables, tout devrait être reconstruit au bénéfice du Syli et de ses supporters. Le choix porté sur le français Didier Six n’est certainement pas fortuit, quand on sait que l’ancien sélectionneur du Togo était venu avec un projet bien concocté en main pour convaincre les responsables du football guinéen. Un projet de jeu bâti sur l’esprit de la gagne et de la solidarité dans le jeu qu’il veut chèrement défendre. Pour mener donc à bout son projet, Didier sait qu’il faudra forcément compter sur des valeurs sûres. Des joueurs qui peuvent à tout moment et en toute circonstance donner le ton et servir de bon exemple pour le groupe.

Issiaga Sylla n’a-t-il pas frappé un grand coup dans ce cas?

Mediaguinee

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
25 × 5 =