Sahel: 65% des terres sont touchées par la désertification

Soixante-cinq pour cent des terres du Sahel sont touchées par la désertification, a-t-on appris lundi des ONG Enda Pronat et Osiwa, pour lesquelles l’Afrique est la région du monde la plus affectée par l’accaparement des terres.

« Soixante-cinq pour cent des terres, au Sahel, sont touchées par la désertification, un phénomène lié au changement climatique et aux actions anthropiques telles que la déforestation et les pratiques agricoles destructrices des sols’’, lit-on dans un document publié par ces deux organisations lors d’un atelier sur les ‘’contentieux fonciers’’, à Warang, dans le département de Mbour (ouest).

La ‘’pression’’ foncière est accentuée par la croissance démographique et l’accaparement des terres, affirment Enda Pronat et Osiwa. Elles estiment que l’Afrique concentre plus de 60% des réserves arables mondiales et est la région la plus affectée par l’accaparement des terres.

‘’Le contexte international marqué par les crises économique, financière et alimentaire des années 2007-2008 a occasionné une véritable ruée vers les terres africaines. Et à l’instar des autres pays de l’Afrique, le Sénégal a été durement touché’’, écrivent les deux ONG.

Selon elles, le Sénégal à des ‘’atouts’’ qui le rendent attractif en matière d’investissement lié au foncier, avec une superficie de 3,8 millions d’hectares de terres cultivables, une importante quantité de ressources en eau, une population jeune, un marché en potentiel croissance et l’‘’orientation libérale’’ des régimes politiques qui se sont succédé au pouvoir depuis 2000.

‘’Ces régimes ont mis l’accent sur la promotion de l’investissement privé dans le secteur agricole, à travers des plans, programmes et politiques’’, ajoutent Enda Pronat et Osiwa. La terre est la ‘’base’’ de la plupart des activités socioéconomiques en milieu rural (agriculture, élevage, pêche, chasse et exploitation des produits forestiers…), selon les deux organisations.

Elles estiment que les pays du Sahel ont des ‘’défis’’ à relever en vue de la baisse des rendements agricoles, de l’érosion du sol, du changement climatique, de la disparition des espèces animales et végétales. Les deux organisations disent soutenir les victimes d’accaparement des terres et souhaitent que soient menées des politiques qui prennent en compte les préoccupations des communautés locales.

APS

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