Le FNDC aura tout tenté, mais le peuple a préféré le bourbier! (Par Ibrahim Kalil Diallo)

A l’aune de ce processus, le front national pour la défense de la constitution ( FNDC) piloté par Abdourahmane Sanoh, avec à ses côtés, certaines figures de proue comme Sékou Koundouno, Ibrahima DIALLO, Fonikê Menguê , Élie Kamano et tant d’autres, ce front dis-je,  s’est mis vent debout contre le tripatouillage constitutionnel. Épaulés par les principaux ténors de l’opposition notamment l’UFR, le BL,le PADES, le PEDN et l’UFDG, le FNDC a enchaîné les manifestations contre le changement constitutionnel.

Bilan des dizaines de morts, des blessés, de nombreux dégâts matériels. Une prise de position qui a valu aussi des séjour en prison des certains leaders du mouvement. D’autres jeunes contestataires croupissent encore dans les geôles . Abdourahmane SANO et ses pairs ont refusé les privilèges et offres pécuniaires pour défendre la démocratie. Notre démocratie qui se meurt sous l’œil complice du peuple fagocité et manipulé par une oligarchie.Des gens qui rament à contre  courant des principes d’alternance véritable sève nourricière de la démocratie.

Et ils sont étonnés après que la Guinée ne bouge pas. Dans ce combat outre le FNDC, il y a eu des Guinéens courageux qui ont abandonné leurs privilèges au nom du respect des règles démocratiques. Ils ont pour nom, Gassama Diaby, Cheick Sacko et Abdoulaye YERO Baldé, tous anciens ministres du régime CONDE. Combien sont-ils à consentir de tels sacrifices ? Il y en a plutôt qui ont préféré sauter de branches en branches et donner leur langue au chat pour continuer à se  » beurrer ». Tant pis pour ceux qui rêvent de voir la Guinée avancée.

Mais l’histoire est têtue, elle retiendra l’acte posé par chacun de nous. Après ce forcing, le plus dur reste à venir pour le locataire de Sekhoutouréyah. C’est bien la reconnaissance internationale. Car Alpha CONDE n’a écouté personne, l’ONU, l’Union africaine, la CEDEAO, tous ont tenté de le dissuader, sans réussir.La reconquête de la crédibilité auprès de ces institutions va être un véritable défi à relever. Sans oublier que le régime aura à gérer des crises durant les prochains mois. Corona virus et ses conséquences sur l’économie mondiale dans un pays où pour voter sa loi de finance, est obligé d’attendre le feu vert du FMI et la banque mondiale.

Malgré tout, les Guinéens doivent accepter leur sort: la résignation. C’est ce qu’ils ont choisi, ils doivent l’assumer dans la sérénité et la paix. Car, chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite. Ces derniers sont le reflet du peuple lui-même.

Ibrahim kalil Diallo

Journaliste

+224 621 50 15 82

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