Impact du covid-19 sur le travail: l’OIT évalue la situation en Afrique

Ils sont plus de 50 ministres africains du travail ou de l’emploi, ainsi que des représentants d’organisations de travailleurs et d’employeurs et d’organisations internationales à avoir pris part à cette importante réunion du Bureau régional de l’Organisation internationale du travail pour l’Afrique hier jeudi 2 juillet. La rencontre qui s’est déroulée de manière virtuelle a permis de discuter de la manière d’aborder l’impact économique et social de la pandémie COVID-19.

La pandémie a dévasté le monde du travail, causant des souffrances humaines massives et exposant l’extrême vulnérabilité de millions de travailleurs et d’entreprises sur le continent et dans le monde entier. En Afrique, ces vulnérabilités sont particulièrement criantes, avec des niveaux élevés de pauvreté, d’informalité, de chômage des jeunes et de travail des enfants, et une disparité généralisée dans laquelle beaucoup manquent de protection sociale.

L’événement régional africain était l’un des cinq événements régionaux organisés les 1er et 2 juillet, et sera suivi de trois jours de discussions mondiales, du 7 au 9 juillet. Les participants ont discuté de la manière dont le monde du travail en Afrique peut mieux reconstruire dans le cadre de la reprise post-pandémique.

Reconstruire en mieux signifie que nous devons utiliser pleinement l’opportunité offerte par la pandémie pour s’assurer qu’il y a « un regain de vigueur et d’urgence pour traiter les crises sous-jacentes du marché du travail » et que « personne n’est laissé pour compte », a déclaré Cynthia Samuel-Olonjuwon, Sous Directrice générale de l’OIT et Directrice régionale de l’OIT pour l’Afrique. « C’est un appel à faire de la protection sociale pour tous un objectif clé du développement national ! Cela signifie qu’il faut considérer l’économie informelle comme un atout essentiel ; il faut l’aider à créer des emplois décents et à devenir des moteurs de la croissance économique et du développement durable » a t(elle ajouté.

« La crise du COVID 19 a mis en exergue les déficits criards de travail décent (donc manquement en termes de qualité de l’emploi) auxquels les emplois et les entreprises dans l’économie informelle font face, » selon Isman Ibrahim Robleh, Ministre du travail, chargé de la réforme de l’administration au Djibouti. « Notre défi en tant que pays africains et bien donc d’amener la plus grande proportion de l’économie informelle à migrer vers un emploi et une entreprise décents à travers un processus de formalisation qui allient quantité et qualité de l’emploi. »

Pour Kwasi Adu-Amankwah, Secrétaire général de la Confédération syndicale internationale pour l’Afrique, « Ces leçons que la crise nous a apprises, nous devons les prendre au sérieux pour aller de l’avant. Nous parlons de stimuler l’économie, mais nous savons aussi que l’Afrique a besoin d’une marge de manœuvre budgétaire appropriée pour y parvenir ».

Le Sommet mondial de l’OIT en cours examine une série de questions, notamment comment promouvoir l’emploi et la productivité dans ce nouvel environnement, ce qui doit être fait pour remédier aux vulnérabilités massives du monde du travail mises en évidence par la pandémie.

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