Guinée: le solde budgétaire s’est creusé de 1,1% du PIB en 2017

Si de manière globale l’exécution budgétaire à fin décembre 2017 présente une
tendance plutôt favorable tant en recettes qu’en dépenses, il n’en est pas moins que certains faits retiennent l’attention: le creusement du solde budgétaire.

En effet, les recettes pour l’année 2017 ont été mobilisées à hauteur de 15 582,9 Mds, soit 93,92 % par rapport à la prévision annuelle. Ce niveau d’exécution s’explique par l’effort d’encadrement des régies de recettes et la poursuite des mesures de sécurisation des recettes.

En référence à al loi de finance 2017, le niveau d’exécution des dépenses, base engagement, s’est situé à 13 294,90 Mds contre un objectif à fin décembre de 14 787,92 Mds ; soit un taux d’exécution de 89,90%. Toutefois, les paiements financés sur les ressources intérieures ont atteint 12 558,55 Mds ; soit un taux d’exécution de 84,92% par rapport à l’objectif annuel 2017.

Le solde budgétaire hors dons qui résulte des opérations budgétaires s’est établi à – 3 244,7 Mds ; soit – 3,71% du PIB contre un objectif de – 2 322, 6 ; soit -2,66% du PIB. Quant au solde de base et au solde primaire, ils s’établissent respectivement à – 1,01% et – 0,36 % contre des objectifs de 0,18% et de 1 ,03% du PIB.

Ainsi, l’exécution du budget de l’Etat au 31 décembre 2017 fait globalement apparaître une mobilisation des recettes, toutes natures confondues, inférieure à l’objectif annuel (93,92% %). Les recettes fiscales ont été mobilisées à hauteur de 12 416,06 Mds ( 98,04%) et les recettes non fiscales se sont situées à 562,38 Mds ( 91,86%).

S’agissant des dépenses publiques financées sur la base des ressources intérieures, elles se chiffrent à 12 558,55 Mds contre un objectif annuel de 14 787,92 Mds soit 84,92%. Ce niveau d’exécution est dû au
maintien du gel de certaines lignes budgétaires destinées aux acquisitions et à l’entretien.

Les déséquilibres budgétaires de la Guinée se sont sensiblement détériorés en 2017. Le solde budgétaire de base a enregistré un déficit de 1,1% du PIB en 2017, malgré un excédent de 0,5% jusqu’en octobre 2017. Cette performance plus faible que celle attendue a reflété des recettes fiscales globales inférieures à celles programmées et de dépenses plus élevées que programmées.

Une grande partie de ces dépenses a été approuvée par l’utilisation irrégulière de procédures exceptionnelles telles que les lettres d’autorisation spéciales (AP) qui ont été appliquées en dehors du champ d’application de la loi.

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