Guinée : le président du PUP Fodé Bangoura exige des excuses publiques du Ministre Bantama Sow

Le PUP, parti de l’unité et du progrès, exige du ministre des sports de présenter des excuses publiques au patriarche de la basse Guinée. C’est dans un entretien accordé à notre rédaction ce mercredi 06 novembre 2019 que l’ancien puissant ministre à la présidence au temps du général Lansana Conté s’est exprimé sur la question ainsi que d’autres sujets d’actualité nationale.

Pour El hadj Fodé Bangoura, « quand on atteint un certain niveau de vie dans la société, quand on représente un Etat, on doit plus se comporter comme un homme de la rue. On doit peser ses propos réfléchir et savoir à qui s’adresser. Le droit de naisse en Afrique est sacré, quand on a des ainés nous devons les respecté. On ne peut pas éteindre le feu par le feu, qu’on fasse attention ».

Le Président de l’ancien parti au pouvoir justifie ses propos par ce qui suit : « El hadj est un leader d’opinion, quand tu touches à un leader d’opinion tu touches à tous ses démembrements. De ce fait au nom de ma formation politique le PUP nous exigeons une excuse publique de la part du ministre, il sait qu’il a violé un principe de sagesse, il a violé un comportement qui n’est pas africain, il a violé son rôle de ministre militant donc je demande plus qu’une excuse publique.

L’escalade de la violence dans les discours des leaders d’opinion a en effet atteint un niveau inquiétant. Fodé Bangoura déplore malheureusement que le ministre des sports et de la culture ne soit pas le seul à se livrer à de tels propos.  » je crois qu’il n’est pas le seul j’ai entendu un ministre traiter notre constitution de chiffon, ce message n’est pas adressé à Paul ou à Pierre, mais au peuple de Guinée dans son ensemble. Voilà pourquoi je dis quand on est au sommet de l’Etat on doit maitriser ses propos ».

Interrogé sur la question de nouvelle constitution El hadj Fodé Bangoura pense que ce débat ne se pose pas. « Ceux qui se battent pour cela se battent pour eux même et non pour la nation. C’est pourquoi je dis même si c’est le feu président Ahmed Sékou Touré qui était en vie aujourd’hui, il ne pouvait pas imposer un parti Etat, a t-il conclut.


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