Crimes commis en Afghanistan: la CPI va ouvrir des enquêtes

La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale a décidé à l’unanimité d’autoriser le Procureur à ouvrir une enquête pour des crimes présumés relevant de la compétence de la CPI en lien avec la situation en République islamique d’Afghanistan. La Chambre d’appel a, dans son arrêt, amendé la décision (http://bit.ly/2PJL4a3) de la Chambre préliminaire II de la CPI du 12 avril 2019 qui avait rejeté la demande du Procureur et avait conclu que l’ouverture d’une enquête ne servirait pas les intérêts de la justice. Le Procureur a interjeté appel contre cette décision.

Après examen des moyens d’appel du Procureur contre la décision de la Chambre préliminaire, ainsi que des observations et arguments de la République islamique d’Afghanistan, des représentants des victimes et d’autres participants, la Chambre d’appel a conclu que la Chambre préliminaire avait commis une erreur en prenant en considération le facteur des « intérêts de la justice » dans son examen de la demande d’autorisation d’ouvrir une enquête.

De l’avis de la Chambre d’appel, la Chambre préliminaire aurait dû s’en tenir à seulement examiner s’il y avait une base factuelle raisonnable permettant au Procureur d’ouvrir une enquête, c’est-à-dire, si des crimes ont été commis et si de cette enquête il y avait une ou plusieurs affaire(s) potentielle(s) qui pourraient relever de la compétence de la CPI.

Notant que la décision de la Chambre préliminaire contenait toutes les conclusions nécessaires concernant l’analyse de la base factuelle raisonnable et qu’elle avait conclu que des crimes relevant de la compétence de la CPI auraient été commis en Afghanistan, la Chambre d’appel a décidé d’autoriser l’ouverture d’une enquête de son propre chef plutôt que de renvoyer l’affaire devant la Chambre préliminaire pour une nouvelle décision.

La Chambre d’appel a décidé que le Procureur est autorisée d’enquêter, selon les paramètres identifiés dans sa requête (http://bit.ly/32Uf34A), sur les crimes présumés commis sur le territoire de la République islamique d’Afghanistan depuis le 1er mai 2003 ainsi que sur d’autres crimes présumés qui ont un lien avec le conflit armé en Afghanistan et sont suffisamment liés à la situation en Afghanistan et ont été commis sur le territoire d’autres États parties au Statut depuis le 1er juillet 2002.

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