Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme : 6 pays africains « blacklistés » par l’UE

L’Union européenne a rendu public, le mercredi 13 février, sa nouvelle liste actualisée des pays à hauts risques en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Vingt-trois pays y figurent dont 6 pays africains parmi lesquels le Nigeria, l’Ethiopie ou le Ghana. A côté de l’Arabie Saoudite, la Corée du nord, la Syrie ou encore la Libye et l’Irak, ces pays devront se soumettre à une étroite surveillance européenne au risque de voir se tarir certaines sources de financement.
C’est une mauvaise nouvelle pour le Botswana, l’Ethiopie, le Ghana, la Libye, le Nigeria et la Tunisie. Les 6 pays africains viennent en effet d’être inscrits sur la liste noire de la commission de l’Union européenne qui a été adoptée le mercredi 13 février et qui récence les 23 pays et territoires classés comme à hauts risques pour ce qui est du financement du terrorisme et du blanchiment des capitaux.

En somme pour Bruxelles, les efforts de ces pays en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme sont insuffisants. Ils devront pour se faire se soumettre à une étroite surveillance de l’UE pour tout ce qui est relatif aux mouvements de fonds et pour ce faire, la Commission a dans un communiqué souligné avoir pris toutes les dispositions ainsi que des mesures d’accompagnement pour permettre à ces pays de sortir de cette liste noire.

« Nous avons mis en place les normes les plus strictes au monde en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, mais nous devons veiller à ce que l’argent sale provenant d’autres pays ne se retrouve pas dans notre système financier. L’argent sale est le moteur de la criminalité organisée et du terrorisme. J’invite les pays figurant sur la liste à remédier rapidement à leurs carences. La Commission est disposée à collaborer étroitement avec eux afin de résoudre ces problèmes dans notre intérêt mutuel », a indiqué à ce sujet Věra Jourová, commissaire pour la justice, les consommateurs et l’égalité des genres à l’UE.

Si certains pays africains comme le Botswana ou la Tunisiefigurent déjà sur l’ancienne liste publiée en juillet 2018, ce n’est pas le cas pour des pays comme le Nigeria qui a été ajouté à la liste au même titre que l’Arabie Saoudite. Pour le pays de Muhammadu Buhari, la pilule sera dure à avaler d’autant qu’en pleine campagne électorale pour un second mandat, l’inscription du Nigéria sur la liste noire de l’UE tombe fort inopportunément pour le chef de l’Etat nigérian qui ne cesse de faire des promesses sur son engagement à lutter contre la corruption et les flux financiers illicites. Le Nigeria comme les cinq autres pays africains blaklistés se retrouvent aux cotés des pays comme la Syrie, l’Afghanistan, le Panama, les Bahamas, l’Iran, l’Irak ou le Yémen.

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