Art : la France prête à restituer ses œuvres à l’Afrique

0
87
oeuvres-darts-beninois
oeuvres-darts-beninois

Jusqu’au début des années 1960, la France dominait de nombreux territoires étrangers appelés « colonies ». Elle a récupéré une partie importante des ressources naturelles pour développer son économie.

Elle a aussi pris de nombreuses œuvres d’art qui appartiennent aujourd’hui à des collectionneurs et à des musées. Ces colonies sont devenues des pays indépendants qui, aujourd’hui, réclament le retour de leur patrimoine artistique. La grande majorité des œuvres d’art africaines, comme les fameux masques, de cérémonie, sont ainsi en dehors du continent.

Le pillage colonial

Ces anciennes colonies estiment qu’elles ont été pillées par les puissances européennes. Et qu’il est temps désormais de réparer cette faute. Un message entendu par le président français lors de son voyage au Burkina-Faso fin novembre 2017 : « Le patrimoine africain ne peut pas être uniquement dans des collections privées et des musées européens. Le patrimoine africain doit être mis en valeur à Paris mais aussi à Dakar, à Lagos, à Cotonou, ce sera une de mes priorités. Je veux que d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique. »

Négocier avec les musées

Lundi 5 mars, Emmanuel Macron a nommé 2 personnes (une historienne française et un écrivain sénégalais) pour organiser la restitution d’une certain nombre d’œuvres d’art à des pays africains. Depuis 2016, l’un de ces pays, le Bénin, a adressé une demande officielle de restitution à la France. Entre 4 000 et 6 000 œuvres d’art béninoises se trouveraient ainsi en France ! Il en existe des dizaines de milliers d’autres issues d’autres pays africains qui étaient d’anciennes colonies françaises. Vont-ils récupérer tout leur patrimoine culturel et artistique ?

C’est peu probable : une partie des œuvres appartiennent à des collectionneurs privés. Le gouvernement français pourra difficilement les forcer à rendre des œuvres qui circulent sur le marché de l’art depuis des décennies. De grands musées comme celui du Quai Branly ou du Louvre ne vont pas se débarrasser de leurs collections africaines.

Les 2 experts nommés par le président français auront la délicate tâche de choisir les œuvres qui pourront retourner dans leur territoire d’origine.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Entrez votre commentaire!
Entrez votre nom ici